21 juillet 2007

1. La clause de mobilité

Le contrat de travail peut comporter une clause de mobilité stipulant l'acceptation par avance du changement de lieu de travail (sur la qualification : Ch. soc. 27 mai 1998, M. M c/ M S et autres, n° de pourvoi : 96-40929 et 96-41278). En présence d'une telle clause, le salarié ne peut donc refuser une mutation géographique, sauf à s'exposer au risque d'un licenciement. La mise en œuvre d'une clause de mobilité exige, d'une part que l'entreprise y ait un intérêt légitime (Ch. soc. 23 janvier 2002, Société SAS Telf c/ M. Daniel R., n° de pourvoi : 99-44845), d'autre part que la mutation soit proportionnée au but recherché, eu égard à l'emploi et au travail du salarié. Elle doit être exécutée de bonne foi, et la jurisprudence sanctionne les abus de recours à la clause de mobilité (répercussions importantes sur la vie professionnelle ou privée, absence de moyens de transports…). Son usage peut être abusif.

medium_plus.jpgSavoir plus sur l'usage abusif de la clause de mobilité

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Auteur : Jean-Michel DORLET

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